De nombreuses recherches sont menées pour essayer de trouver une solution à la pollution de l’environnement qui s’intensifie de jour en jour. Divers projets naissent alors dont celui concernant la larve de la fausse teigne de la cire. Il s’agit d’une chenille qui, selon les chercheurs, a la capacité de manger le polyéthylène. Ils fondent alors de grands espoirs sur cette petite bête, mais rien n’est encore sûr jusqu’ici. En tout cas, ils sont en train d’étudier cette possibilité, car en désespoir de cause, aucune piste ne doit être écartée.

Une chenille mangeuse de plastique

Cette petite phrase suffit pour résumer les faits. En effet, cette larve peut, semble-t-il dévorer l’un des plastiques les plus résistants à savoir le polyéthylène. Si l’étude approfondie des chercheurs nous permet d’en apprendre davantage, il se pourrait que cette larve soit utilisée pour dépolluer l’environnement. Il faut effectivement savoir que le polyéthylène est un matériau très polluant que l’on retrouve, malheureusement dans de nombreux emballages.

Elle est, depuis toujours, élevée à titre commerciale pour servir d’appât aux poissons. Il serait donc facile d’en avoir en grand nombre pour qu’elles débarrassent notre environnement de tout le plastique qui ne fait que lui nuire.

On en trouve également à l’état sauvage et quand elle se balade dans la nature, cette petite larve représente un grand danger pour les abeilles. Ce parasite aime se nicher dans la cire d’abeilles. C’est pour cela qu’on l’appelle la larve de la fausse teigne de la cire même si du côté de la science, elle est plus connue sous le nom de Galleria mellonella.

Pollution de l’environnement : et si des larves pouvaient y remédier ?

Une découverte fortuite

En réalité, c’est une chercheuse espagnole qui a fait cette découverte surprenante. Apicultrice à ses heures perdues, elle est tombée sur cette larve en s’occupant de ses ruches. En plus de dégâts causés à ses abeilles, la scientifique a remarqué que les sacs en plastique dans lesquels elle mettait la cire étaient troués et que les trous apparaissaient et grossissaient rapidement.

En inspectant les ruches, elle a découvert que les larves étaient capables de trouer le plastique en seulement 40 mn. La chercheuse a voulu en savoir davantage sur cette aptitude et a découvert qu’après deux heures, le sac plastique avait perdu près de 92 mg.

Cette observation lui a permis de déduire que la dégradation du plastique par ces larves était très rapide en comparaison avec une autre bactérie, dont la capacité d’absorption du plastique est limitée à 0, 13 mg par jour.

Une étude plus approfondie

Face à cette découverte, la chercheuse et son équipe se sont tout de suite penchés sur ce phénomène pour savoir comment la larve de la fausse teigne de la cire opérait pour manger le plastique. D’après eux, la bestiole ne se contente pas de l’ingérer, elle le brise ou le transforme grâce à des produits présents dans ses glandes salivaires. Il ne leur reste plus qu’à le déterminer pour que les résultats de l’étude puissent être testés.

Dans tous les cas, cette chenille pourrait grandement aider à réduire les 90 millions de tonnes de déchets plastiques que le monde génère chaque année.

A titre d’informations, sachez que les sacs plastiques que nous jetons dans la nature mettent 100 ans pour se décomposer totalement contre 400 ans pour les plastiques résistants. Cela signifie qu’avant de se dégrader totalement, ils continuent de polluer l’environnement d’où l’intérêt de les maîtriser rapidement que ce soit avec ces larves ou non.

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