Hong Kong est indéniablement une des villes les plus polluées d’Asie. En effet, à la pollution de l’atmosphère (persistance du smog : diminutif de « smoke » pour fumée et « fog » pour brouillard) s’ajoutent la pollution sonore et la pollution lumineuse. Autant de pollutions qui exaspèrent la population, qui est parfois la source même de cette pollution urbaine, et bien sûr les autorités. Ainsi, afin de lutter contre la pollution provenant de particuliers, une technique très originale est en cours d’utilisation dans la mégalopole chinoise. Ce sont des organismes comme The Nature Conservancy ou encore le guide Ecozine qui sont à l’origine de cette idée loufoque mais très efficace.

Jugé coupable par son ADN

Afin de lutter contre la pollution urbaine, notamment celle provenant de particuliers, une campagne choc a été récemment appliquée à Hong Kong. Cette campagne vise celles et ceux qui seraient habitué(e)s à jeter leurs ordures dans la rue. Parmi ces ordures, on retrouve des emballages divers, du chewing-gum ou des mégots de cigarettes. Mais comment retracer une personne à partir de choses aussi insignifiantes ? Grâce à l’ADN que l’on retrouve dessus. Cela relève pour la plupart du domaine médical ou plutôt médico-légal étant donné que cette technique de traçage est principalement utilisée par la police scientifique afin de nommer des suspects éventuels s’ils se trouvent dans la base de données de la police ou afin d’établir un portrait-robot du suspect. C’est justement cette dernière technique qu’ont utilisé les organismes œuvrant dans cette lutte noble. Un échantillon d’ADN est prélevé sur ce qu’on pourrait appeler le « lieu du crime » et sera ensuite analysé en laboratoire puis servira de base pour l’élaboration d’un portrait-robot de celui ou celle qui a pollué les rues de Hong Kong en jetant ses ordures par terre. C’est ici que le jeu va se jouer et que tout commence à être passionnant.

La honte internationale

Dès qu’un portrait-robot est établi à base du code génétique, il est diffusé sur les chaînes de télévision locales, sur les réseaux sociaux bien évidemment et même sur les panneaux publicitaires de la ville. Certains sont même affichés en boucle sur ces panneaux. Celui ou celle qui se reconnaîtra sur ces portraits pourra alors tirer une bonne leçon de cette honte internationale : ne plus jamais jeter ses ordures par terre. Oui mais pour certains, cela relèverait plutôt d’une célébrité soudaine. Pourtant, il faut savoir que la culture orientale est quelque peu différente de la culture occidentale. En effet, la culture orientale est basée sur le respect et sur le vivre ensemble en harmonie. Et quiconque viendrait perturber cette harmonie en polluant le lieu de vie commun serait jugé irrespectueux, perdrait le respect des autres membres de la communauté et ressentirait automatiquement une honte qui l’empêcherait de refaire l’acte qui lui aura coûté le respect des autres. Au final, c’est une idée très originale qu’il faudrait exporter partout dans le monde afin d’avoir des rues propres où que l’on aille.

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