Depuis quelques années, la pollution par les métaux lourds inquiète de plus en plus les écologistes puisqu’elle signe l’extinction de nombreuses espèces animales et végétales. Les résultats d’une étude menée par des paléontologues rejoignent un peu cette inquiétude puisqu’ils ont découvert qu’il y a 400 millions d’années, cette même pollution a engendré la disparition massive de nombreuses espèces.

L’étude démontre des taux élevés de métaux lourds

L’étude en question a été menée conjointement par le CNRS et des chercheurs issus d’universités allemandes et nord-américaines. Durant leurs recherches, ces scientifiques ont découvert de nombreuses malformations sur les phytoplanctons et zooplanctons fossiles étudiés. Ces supports d’étude datent de plus de 400 millions d’années donc coïncident à l’époque où des extinctions de masse ont eu lieu. Les résultats affichent clairement des taux élevés de métaux lourds sur ces fossiles. Ils ont par exemple trouvé du fer, du plomb ou encore de l’arsenic dans la couche géologique.

 

Un empoisonnement source des malformations

Pour les chercheurs, la présence de ces métaux lourds prouve que le plancton a été empoisonné de son vivant et l’ingestion régulière de ces métaux a entraîné les malformations découvertes. Ils ont donc bien contribué à l’extinction de masse dans les océans, mais la question qui demeure est : d’où viennent ces métaux lourds ?

 

Les éventuelles sources de métaux lourds

Se basant toujours sur leurs recherches, les scientifiques ont découvert que les rapports isotopiques de divers éléments comme l’oxygène, le carbone ou le souffre indiquent une baisse de la concentration en oxygène ou anoxie dans les milieux marins profonds à cette époque. Ils en concluent alors que cette anoxie aurait pu modifier les équilibres chimiques et la solubilité de certains éléments engendrant alors une augmentation de la concentration en métaux lourds. Les eaux profondes marines ainsi polluées auraient alors empoisonné les espèces marines en remontant en surface d’où leur extinction massive.

 

Si cette hypothèse est démontrée, la pollution par les métaux lourds pourrait devenir un marqueur des grandes phases d’extinction.

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