Il semblerait que l’on sous-estime les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) dues aux déchets et leur potentiel de réduction. Une démarche politique de recyclage constituerait un moyen d’atténuer les impacts.

Il  faudrait instaurer une politique de gestion des déchets efficace pour que les émissions de GES soient en-dessous de ce qui est autorisé. Les statistiques annoncent que la gestion des déchets ne constituerait que 3% des émissions de GES pour le territoire de l’UE. En réalité, si l’on considère à la fois l’importation et l’exportation de déchets, il y aurait une plus importante quantité d’émissions.

Sous-estimations des impacts

Une étude effectuée par Eunomia indique que les procédures de reporting dans les inventaires internationaux  concernant les GES ne prennent pas en compte les effets climatiques des déchets. Par ailleurs les inventaires par pays se basent uniquement sur les activités qui se déroulent dans leur périmètre de frontière. Il n’y a donc pas de prise en compte des déchets exportés. Les auteurs de cette étude regrettent que les autorités politiques ne veuillent pas prendre en compte les aspects climatiques.

D’autre part, certaines émissions de GES dues aux déchets sont liées à dives secteurs, dont l’agriculture, l’énergie, le transport ou l’énergie. De ce fait, on sous-estime toujours la gestion des déchets en tant que facteur réducteur des émissions de GES.

Des subventions nécessaires

Pour pallier ces problèmes, les auteurs de l’étude ont émis des recommandations, dont, en premier lieu, une meilleure application de la loi en insistant sur les procédures de traitement des déchets. En effet, il est primordial de mettre en place des mesures de prévention.

D’après le rapport, il ne faudrait pas « encourager » le principe d’interdire la mise en décharge, car cela aboutirait à l’apparition de nouvelles  installations pour traiter les déchets résiduaires. Le pays serait donc plongé dans l’application de modes d’élimination des déchets, plutôt que de recyclage. Selon Eunomia, les Etats membres qui appliquent ce genre d’interdictions se mettent à importer des déchets venant d’autres pays membres pour remplir les capacités de traitement des déchets supplémentaires. Si l’on interdit aussi l’enfouissement concernant des matières spécifiques comme le plastique, cela plongera le pays dans une complète interdiction de mise en décharge. De même, il faudrait que le facteur « quantité de déchets mise en décharge » soit remplacé par celui de la quantité de déchets restants produits.

Enfin, le rapport suggère une réallocation de budget à injecter dans la lutte contre les changements climatiques, soutenant à l’heure actuelle la production d’énergie à travers les déchets. Cette recommandation a pour but de soutenir indirectement  l’énergie liée aux déchets résiduels (comme  des taxes exonérées concernant le chauffage urbain, encourager l’utilisation directe de la biomasse pour produire de l’énergie ou du carburant. Dans la même optique, il faudrait revoir les fonds régionaux pour qu’ils soient injectés dans des projets de gestion des déchets.

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