La ville de Besançon a trouvé une idée ingénieuse pour évaluer la pollution : planter des choux. Un projet un peu insolite, mais futé.

Comment cela se passe ?

Pour mener cette évaluation, les responsables ont planté des choux au bord des routes, au cœur d’un rond-point et dans les espaces verts. Une dizaine de sites exposés au trafic routier sont concernés et à proximité de chaque plantation, des pancartes indiquent qu’il ne s’agit pas de simples choux, mais d’un système de surveillance de la pollution de l’air.

Pourquoi des choux ?

Selon les responsables du projet, les choux ont la propriété d’accumuler certains types de polluants dans leurs feuilles. Au bout de deux mois, ils seront prélevés pour être analysés en laboratoire. Les scientifiques se pencheront surtout sur la concentration de dioxines, de métaux lourds et d’hydrocarbures aromatiques cycliques.

Grâce aux informations qu’ils auront accumulé durant deux mois, ces choux pourront indiquer à quel point la population est exposée à la pollution. Une cartographie sera ensuite établie pour comparer les niveaux de pollution dans différentes zones de la ville.

Des choux pour mesurer la pollution

Les résultats sont-ils fiables ?

Selon les responsables du projet, ces crucifères ne donnent pas de niveaux précis de concentration. Toutefois, ce sont de bons bio-indicateurs qui permettent de déterminer les impacts potentiels des polluants sur la santé et l’environnement.

Cette technique est utilisée depuis 2003 en Allemagne. La région parisienne ainsi que le Limousin ont également adopté cette méthode.

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