Avec l’essor des objets connectés, l’apparition des poubelles connectées n’est plus un mythe. Plusieurs villes se sont déjà laissé séduire notamment Chengdu, capitale de Sichuan. Dans cette ville du centre-ouest de la Chine, la poubelle connectée a fait une entrée fracassante avec son gabarit massif et imposant. Elle a d’ailleurs reçu le nom de King Kong, une appellation qui a quelque peu intimidé les éboueurs de la ville.

Une quinzaine de prototypes dans le quartier d’affaires

King Kong est une invention de la start-up Qi Ye Technology. Cette dernière compte en produire une quinzaine qu’elle installera dans un premier temps dans le quartier d’affaires de Chengdu. Selon Li Xiao Dong, représentant marketing de la boîte, leur installation est essentielle si la ville veut réellement passer à la version intelligente.

Une poubelle bientôt connectée

Oui, King Kong a la vocation d’être connectée, mais pour l’heure, la start-up n’en est qu’à la phase installation et amélioration. Elle a été aidée par les éboueurs de la ville pour installer les 15 poubelles qui malheureusement, n’ont pas encore tapé dans l’œil des passants. Il faut dire que jusqu’ici, les versions high-tech du gorille n’ont pas encore grand-chose à offrir à part leur rôle de poubelle. Il lui faut encore attendre l’accord de la mairie pour pouvoir distribuer une connexion wifi et en attendant ce cap décisif, les six informaticiens de la boîte se contentent de bien régler leurs nouveaux joujoux.

Un support marketing

Tant que les poubelles resteront dans la rue, c’est l’entreprise qui paiera leur entretien, leur installation et tous les frais qui peuvent y être rattachés. Cela ne signifie-t-il pas que la start-up pourrait faire faillite ? La réponse est non, puisqu’elle a pensé à tout.

Ainsi, pour se faire de l’argent grâce à ces meubles intelligents, Qi Ye Technology compte vendre les deux écrans LED des machines en tant que support publicitaire. Ainsi, non seulement la ville aura droit à un mobilier urbain intelligent, mais disposera également d’un affichage pour délivrer quelques messages.

Borne wifi et GPS

Outre sa fonction de poubelle 2.0, King Kong joue également le rôle de borne wifi publique. Elle est également équipée d’un GPS qui avertira les nettoyeurs quand il sera temps de la vider. Pour ce faire, la poubelle leur enverra des messages d’alerte et donc, les éboueurs ne se déplaceront qu’à titre ponctuel. Pour ces derniers, c’est un collègue plutôt insolite qui ne risque pas de les remplacer étant donné que King King reste avant tout une poubelle.

Une poubelle propre

Contrairement aux poubelles classiques, King Kong restera propre au quotidien puisqu’elle est dotée d’un système de stérilisation par UV. Celui-ci va neutraliser les mauvaises odeurs et le couvercle étanche ne s’ouvrira que par captation de mouvements.

Une batterie robuste

Ces nouveaux bacs à ordures sont équipés de deux panneaux solaires chargés de capter l’énergie. Le surplus sera stocké dans sa batterie qui a été conçue pour résister au feu et au souffle d’explosion. Pour prévoir les dangers, la batterie est dissimulée sous une coque en acier qui fait cinq millimètres d’épaisseur.

Des poubelles intelligentes pour une ville propre

Si la start-up a décidé de lancer ses poubelles intelligentes à Chengdu, c’est aussi parce que la ville a obtenu le label de « ville propre ». En effet, on retrouve dans ses rues des nettoyeurs à toute heure de la journée et une quantité illimitée de poubelles. Grâce à ces meubles, les habitants ont pris peu à peu l’habitude de jeter leurs déchets au bon endroit. Quel autre avantage pourrait alors apporter King Kong dans une ville déjà propre ?

Le tri des déchets avancent sans hésiter ses créateurs. En effet, King Kong est flanquée de deux bacs séparant ainsi les ordures recyclables des non-recyclables.

Bientôt une centaine de King Kong  à Chengdu

Même si jusqu’ici, King Kong n’attire pas trop les regards (étant donné que les habitants ont déjà l’habitude des objets connectés), la start-up estime que d’ici deux ans, ces super-poubelles compteront environ 2 000 adeptes. D’ailleurs, l’entreprise prépare déjà la sortie de la version « pour particulier » de sa poubelle connectée. En attendant la sortie du premier modèle, elle table à une centaine de machines bientôt dans les rues de la ville et ce, d’ici à la fin de l’année. Pour information, l’unité coûte entre 3 000 à 4 000 €.

 

 

 

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