Cela fait bientôt 30 ans que le traité de Montréal a été signé par de nombreux pays et après un dernier bilan, les résultats sont bons puisque le trou dans la couche d’ozone est en train de se refermer. Rappelons qu’en 1987, ce protocole a été voté pour renforcer la protection de l’environnement et réduire, voire éradiquer l’utilisation de diverses substances dont les gaz chlorés. Ces derniers réduisent effectivement la couche d’ozone et après les avoir ratifiés à l’échelle mondiale, les efforts menés ont fini par payer.

Une étude approfondie

Pour avancer une telle hypothèse, les chercheurs du MIT (Massachussetts Institute of Technology), dirigés par Susan Solomon, ont mené, pendant 15 ans, une étude basée sur la concentration de chlore et de brome en Antarctique. Ils ont utilisé, pour cela, des satellites, des ballons de mesures et des détecteurs terrestres. Ces équipements leur ont permis de suivre l’évolution du trou au niveau de la couche d’ozone en la scrutant, tous les mois de septembre, après sa régénération.

La régénération de la couche d’ozone

Il faut savoir que le trou découvert au niveau de la couche d’ozone est le fruit de diverses conditions environnementales et particulièrement du chlore qui détruit ses molécules. En les détruisant, c’est notre protection contre les rayons ultra-violets du soleil qui est en jeu. Pour que cette détérioration ait lieu, il faut qu’il y ait présence d’acide nitrique que l’on retrouve dans les nuages à très basse température et les rayons solaires.

Durant l’hiver, soit une période de six mois sans soleil, la température baisse ce qui favorise la production d’acide nitrique. Quand les premiers rayons du soleil apparaissent vers la fin du mois d’août en Antarctique, la réaction chimique survient et la taille du trou va alors varier. Quand l’hiver se termine dans l’hémisphère sud, vers le mois d’octobre, le trou atteint sa taille maximale.

Trou dans la couche d'ozone

Ce n’est toutefois pas ce qui a le plus attiré l’attention des chercheurs puisque ces derniers se sont surtout penchés sur ce qui se passe au mois de septembre. D’après Susan Solomon, c’est la meilleure période pour analyser le trou de la couche d’ozone puisqu’alors, les différentes réactions du chlore accélèrent la vitesse de formation du trou. C’est ainsi qu’ils ont déterminé la liaison entre la concentration de chlore dans l’atmosphère et la taille de ce trou.

Une taille inquiétante

En 2015, les chercheurs ont découvert que le trou était plus béant que jamais. Pour comprendre cette augmentation rapide de taille, ils se sont aidés d’un algorithme complexe et ont mené une simulation qui a permis de déterminer que la pollution humaine n’était pas en cause, mais plutôt l’éruption du volcan Calbuco au Chili.

Des résultats prometteurs

Quoi qu’il en soit, les chercheurs avancent des résultats prometteurs puisqu’ils ont découvert que la taille du trou diminuait un peu plus chaque jour. Depuis qu’ils ont lancé leurs recherches, cette réduction est de l’ordre de quatre millions de kilomètres carrés (4 000 000 km²), une superficie encore plus vaste que l’Inde.

Malgré la frayeur de 2015, les scientifiques ont déclaré que les émissions de gaz chlorés continuaient de chuter à travers le monde. Si les efforts se maintiennent, le trou ne sera plus qu’un point d’ici 2050.

Pour renforcer ces bons résultats, se mettre au tri sélectif des déchets et à leur revalorisation est fortement recommandé.

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