Grâce aux transistors, nous avons à notre disposition une large gamme d’appareils électroniques fonctionnels. Ces transistors sont donc leur élément de base, mais aussi l’élément le plus polluant de ces appareils. Pour réduire cette pollution, les chercheurs de l’université de Wisconsin-Madison ont créé un transistor biodégradable.

Les transistors classiques

Tous les appareils électroniques fonctionnent grâce aux transistors. Ces derniers se composent de silicium, un matériau bien connu pour être non biodégradable et hautement polluant. Le rapport de l’agence américaine de protection de l’environnement confirme cette idée puisque d’après lui, rien que pour l’année 2009 aux USA, un peu plus de 1 607 000 tonnes de téléphones et d’ordinateurs avec leurs écrans, claviers et souris ont été jetés. Un chiffre énorme qui pose un sérieux problème aux écologistes et pour cause : une plaquette de 12 pouces (30, 48 cm) se compose de 775 micromètres d’épaisseur de silicium alors qu’en pratique, un appareil électronique n’a besoin que d’un micromètre. Le reste est donc superflu et n’est utilisé qu’en guise de support ce qui augmente encore plus le risque de pollution causé par ces appareils.

Le transistor biodégradable

Le transistor biodégradable utilise toujours du silicium, mais en très petite quantité. En effet, il est constitué de minces films de silicium, implantés sur un support en nanofibrilles de cellulose. Ce matériau est d’origine végétale puisque généralement issu du bois. Pour les auteurs de cet élément indispensable à nos appareils électroniques, il s’agit d’une avancée majeure puisque ces transistors sont plus performants que les modèles classiques et même si vous les jetez dans la forêt, l’environnement ne risque pas d’en souffrir. Puisqu’ils sont biodégradables, les champignons les transformeront rapidement en engrais.

Les vertus de la cellulose issue du bois

Avant cette étude menée par Zhenqiang Ma, d’autres études ont été réalisées. Ces dernières ont déjà permis de découvrir que la quantité de silicium pouvait être réduite, mais au lieu de cellulose de bois comme dans cette étude, les auteurs ont façonné le support avec des dérivés de pétrole, donc des matériaux non biodégradables. Pour Zhenqiang Ma, la cellulose issue du bois présente de nombreuses vertus, car à part être biodégradable, elle :
– Affiche de bonnes propriétés mécaniques
– Est souple
– Ne se dilate pas trop sous la chaleur
Grâce à ces propriétés, elle a été maintes fois testée sur divers objets comme les capteurs, les panneaux photovoltaïques, les écrans, … Même si cette étude ouvre de nouvelles possibilités pour les technologies mobiles biodégradables, elle est encore à l’état expérimental. Il ne faut pas oublier non plus que nos appareils électroniques ne sont pas uniquement composés de transistor, d’autres matériaux doivent être étudiés pour qu’ils deviennent entièrement biodégradables.

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