Dans le cadre de la protection de l’environnement, savez-vous qu’éviter certains gestes courants et anodins vous permet d’y contribuer ? Voici ces mauvaises habitudes à bannir de votre mode de vie …

les gestes courants qui nuisent à notre environnement

Une pile à la poubelle

Les piles, qu’elles soient rechargeables ou non, sont constituées de métaux lourds tels que le nickel, le mercure, le zinc, le lithium, le plomb ou encore le cadmium. Lorsque vous les jetez à la poubelle, l’incinération qu’elles vont subir (avec les autres ordures ménagers) va entraîner le rejet de ces métaux lourds d’où la contamination de l’environnement. Il en va de même lorsque vous les jetez à tout hasard dans la nature, car la corrosion va extraire ces métaux et polluer le sol. La contamination engendrée est très lourde puisque ces métaux mettent de très nombreuses années avant de se dégrader. Le mercure, par exemple, met 200 ans pour se dégrader donc durant toutes ces années, il va continuer à détériorer notre environnement.

  • Ce qu’il faut faire :

Où faut-il alors jeter les piles usagées ? Le mieux c’est de les rapporter auprès du magasin où vous les avez achetées. En règle générale, tous les magasins qui vendent des piles sont tenus de reprendre gratuitement les piles et petites batteries usagées. Certaines communes ont même établi des points de collecte spécifiques pour être plus proches des consommateurs.

 

Des souvenirs de vacances « exotiques »

Quand on revient de vacances ou de pays tropicaux, on est toujours tenté de rapporter chez soi un petit souvenir exotique histoire de toujours se souvenir de ce voyage. Sachez toutefois que ce geste anodin est sévèrement puni par la loi et concoure à la dégradation de l’environnement. Ainsi, pour éviter les ennuis et sauver la planète, évitez de remporter dans vos valises du corail, des fossiles ou des objets fabriqués en ivoire.

  • Ce qu’il faut faire :

Si vraiment vous tenez à rapporter des objets souvenirs, orientez-vous vers l’artisanat local. Non seulement, vous aurez vos souvenirs, mais vous contribuerez également au développement local. Dans certains pays, les femmes ont une association d’artisanat local pour avoir un peu d’argent et s’émanciper. Pourquoi ne pas les y aider ?

Acheter des fruits et légumes hors saison

Même si manger des fraises en plein mois de mars ferait plaisir à vos enfants, abstenez-vous d’en acheter. Celles vendues à cette époque sur le marché viennent obligatoirement d’autres pays. Cela induit des fraises plus chères et pourtant moins savoureuses à cause de leur long voyage. Ce long voyage induit forcément beaucoup de carburant dépensé et donc plus de pollution. Si l’on prend par exemple les fraises importées d’Israël au mois de mars, elles ont été acheminées par voie aérienne donc environ 5 L de pétrole ont été dépensés pour qu’elles arrivent au marché alors qu’au printemps et en été, l’acheminement des fraises depuis le producteur local jusqu’au marché ne dépense que 0, 2 L de pétrole. La fraise au mois de mars n’est pas la seule à proscrire, mais tout ce qui est fruit ou légume hors saison, mais présent sur le marché. Cela aidera les commerçants à réfléchir davantage à leurs gestes.

  • Ce qui faut faire :

Pour ne pas polluer l’environnement, ne mangez que des produits de saison. En France, la saison des fraises se situe de mai à juillet donc en dehors de ces périodes, abstenez-vous. Il en va de même pour les autres produits. Il faut également savoir que plus les produits proviennent de la région, plus ils sont frais et goûteux.

 

Les lingettes dans les toilettes

Qu’on se le dise : les lingettes ne sont pas des papiers hygiéniques. Oui, lorsque vous tirez sur la chasse d’eau, elles vont disparaître de votre cuvette, mais pas des pompes des stations d’épuration. En effet, les lingettes sont bourrées de fibres et une fois arrivées dans les systèmes des stations d’épuration, elles vont les saturer et bloquer tout le système. Ainsi, en les jetant dans les toilettes, vous donnez un surplus de travail aux employés des stations d’épuration qui vont devoir arrêter tout le système pour y enlever les fibres.

  • Ce qu’il faut faire :

Les lingettes doivent être jetées à la poubelle. Mieux encore : évitez d’en utiliser et préférez le gant, le coton et le savon aux lingettes pour le visage ou le corps et la serpillère ou le chiffon pour les tâches ménagères.

 

Des fonds de produits chimiques dans les égouts

Lorsque vous avez des fonds de produits chimiques qui ne servent plus qui trainent dans la maison, évitez de les déverser dans l’évier, les toilettes et les égouts quand vous souhaitez vous en débarrasser. Ce sont des produits hautement toxiques qui peuvent altérer à jamais les écosystèmes et nuire à la santé.

  • Ce qu’il faut faire :

Rapportez-les à la déchetterie la plus proche ou auprès d’un CVAE (Centre de valorisation et d’apport des encombrants) si vous en avez un dans votre ville. Ces institutions sont les mieux placées pour les utiliser. Il faut savoir que les fonds de produits chimiques ne sont pas récupérés durant le ramassage des encombrants, donc pour le bien de l’environnement, faites ce petit déplacement.

 

Autres produits auxquels il faut faire attention

Outre ces gestes anodins, sachez que les produits suivants, une fois jetés dans la nature ou dans un fossé, mettront des années à polluer l’environnement avant de se dégrader totalement :

  • Chewing-gum : 5 ans
  • Canette alu : 100 ans
  • Mégot de cigarettes : 2 ans
  • Bouteilles de verre : 4 000 ans
  • Couches jetables : 500 ans
  • Sac plastique : 450 ans
  • Ticket de bus ou de métro : 1 an

Ces durées sont encore plus longues lorsque vous jetez ces objets dans un environnement froid, car le froid va les conserver plus longtemps.

 

Ainsi, pour le bien de notre environnement et celui des générations à venir, évitez de vous dire que « seulement pour aujourd’hui », « rien qu’une fois », … Vous n’êtes pas le seul à penser ainsi et lorsque ce « une fois » est multiplié par des milliards de personnes, la conséquence est forcément dramatique pour la planète.

 

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